Biographie.

Il ne serait pas étonnant que certains artistes comme Drake & Keri Hilson aient bientôt un nouveau numéro de téléphone dans leurs favoris. Le premier album d’Hudson Mohawke, Butter, donne l’impression, avec sa production pop scintillante et hyper réaliste, d’avoir été façonné bien loin de la froide Glasgow, mais plutôt sous les palmiers de Los Angeles. Il est autant influencé par la dance music britannique des 90’s que par l’âge d’or du hip-hop.
Les stars du R’n’B ne seront pas les seules à remarquer Butter, puisque les accros de « grosse basse », sont à l’affût de la moindre nouvelle sortie de Mohawke depuis Polyfolk Dance, son EP avant l’été. Sur ce disque, les riffs reptiliens hyper mélodiques de percussions et de synthés n’étaient qu’un avant-goût de la magie pop panoramique qui était à venir et ont valu à « HudMo » d’être mentionné par Rihanna, Goldie, Sa Ra, Busy P, Flying Lotus, Mars Volta ou autres Crookers.
Cet artiste précoce de 23 ans, qui a réalisé ses premières mixtapes à 10 ans, ses premiers beats sur Playstation à 12, et qui fut finaliste des DMC à 14, n’a pas traîné pour transformer ces dons en des productions personnelles, qui ont fait de lui le premier «Glaswegian» à s’imposer sur les ondes traditionnellement réservées à Danja, The Dream et Swizz Beatz.
En engageant un groupe de vocalistes de qualité pour les sessions d’enregistrement de Butter, Hudson Mohawke a imposé sa propre version des tubes ultimes du 21ème siècle.
La soul méchamment péchue d’Olivier Daysoul, venue de la côte Est des Etats-Unis se marie parfaitement avec la production « radioactive » d’HudMo sur « I Just Decided » et « Joy Fantastic ». Le « mac de la disco », Dam-Funk, du label Stones Throw, ajoute ses appels futuristes sur « Tell Me What » tandis que l’hyperactive Nasdroic de Glasgow, propose un flow hanté qui semble tout droit sorti d’un bordel, sur « Allhot ».
Il ne faut pas croire que Butter révolutionne uniquement par son panel de voix impressionnant : Hudson Mohawke accommode également son génie pour la pop perverse avec les beats claquants. Tandis que le mur de percus ivres sur « Gluetooth » ouvre la voie au léger et fanfaronnant « Trykk », il est vite évident que l’artiste a plus d’une corde à son arc. L’hymne « bombardier » qu’est le morceau « FUSE » est presque trop massif pour nos enceintes et contient plus d’émotions dans ses 3 petites minutes que dans les albums entiers de la plupart des groupes de rock. Comme s’il s’agissait d’une petite pause pour respirer au milieu de ce balancement permanent, vient s’intercaler « Star Crackout », chanson d’amour mélancolique digitale, introspective et mélodieuse, qui dévoile une autre facette d’Hudson.
Mais on pourrait rester assis là toute la journée à essayer tant bien que mal de décrire tout ça, alors autant aller tirer les vers du nez à l’artiste lui-même !

Audio.